On a tous une bonne histoire de caca (1)

19 mai

Coquilles_Saint-Jacques.jpg 
 
J'ai envie de rire, rire pour faire chier cette vilaine catin syphilitique de Mère Nature qui m'a collé une saloperie au pied l'année de mon mariage. Rire pour ne pas stresser, rire pour ne pas m'énerver, rire, rire et rire !
Alors j'ai cherché un truc et mon fils m'a suggéré le "pipi-caca", ça marche à tous les coups qu'il m'a dit.
Et j'ai réalisé que jamais, non jamais, on n'avait parlé de caca. Alors que maintenant, on est hyper hyper intime toi et moi coupine. Limite on pourrait coucher ensemble via ce blog... Mais bon, je suis fiancée, alors n'insiste pas.
 
Alors je me lance et après, toi, tu viendras commenter et me raconter ta loose du caca... On fait comme ça ?
 
Nous étions en 2002, et j'occupais le poste mal payé mais riche en RTT de juriste à la Sécu (si si ça existe). Pour être encore plus au top de la Sécu, j'étais en formation à Nanterre, à deux pas de la Défense. J'adorais l'ambiance des formations et en plus, on avait des tickets-resto (trop cool ça !).
 
Le jour dont il est question, la formation était particulièrement intéressante et le formateur...MIAM (je rappelle que j'étais dans une période d'abstinence d'assez longue durée)... Tous les midis on allait au resto (j'ai une passion pour le resto). Le jour dont il est question, nous sommes tous allés à la pizzéria et ô miracle, il y avait à la carte une pizza... AUX SAINT JACQUES. Je surkiffe les noix de Saint-Jacques, je vendrais mon fils, mon mec et ce blog pour pouvoir manger des Saint-Jacques toute l'année.
 
Je dégustais, ou plutôt j'enfournais ma pizza plus vite que l'éclair. Telle était mon erreur.
 
A 16h30, il fut l'heure de regagner la jungle du RER A. Je marchai à 2 à  l'heure, j'avais comme des gargouillis dans le ventre. Trop bizarre comme sensation. Comme si un volcan menaçait d'exploser à l'intérieur de moi...
Et puis, cette sensation (qui ne s'appelle pas Coke, mais diarrhée), je finis par la reconnaître et suggérai à mes camarades de formation de rebrousser chemin et de retourner au centre où des chiottes de qualité supérieure n'attendaient que moi... et le résultat de ce qui s'avéra être une intoxication à la Saint Jacques meurtrière et/ou pas fraîche.
 
- Ah non ! On va se retrouver dans la foule et ça va être la croix et la bannière pour choper le "B" à Châtelet ! Tu peux bien attendre non ?
 
Les truies. Inutile de te dire, coupine, que je n'ai gardé contact avec aucune de ces garces. Je suis grossière, mais franchement quand tu sauras la suite, tu sauras qu'une catastrophe aurait pu être évitée !
 
A la station "Auber", je sus qu'un malheur allait m'arriver. Heureusement, il me restait Julie. Elle, elle sentait bien que ça n'allait pas fort, rapport au fait que je transpirais à grosses gouttes en me tenant le ventre (sans trop appuyer de peur que...). Elle me proposa de tenter de prendre le RER B à Châtelet et de nous arrêter au McDo de Denfert-Rochereau...
J'approuvai en la bénissant et en la priant telle Sainte Rita (patronne des causes désespérées NDLR, qui 4 ans plus tard me fila mon permis de conduire).
 
Dans le RER B, je demandai à Julie qu'elle appelle un prêtre immédiatement. Il me fallait les derniers sacrements !
Je n'en eus pas besoin..."DENFERT ROCHEREAU" dit la voix du RER... "Alléluia" dit la voix de mes intestins.
J'agrippai Julie par le bras "Le McDo, vite, vite ! Tu es sure qu'il y a suffisamment de toilettes ?? J'en peux plus je te jure ! "
Nous traversâmes les couloirs de la station comme des damnées, elle en trottinant, moi en me tortillant. On ne dirait pas comme ça, mais y'en a des couloirs dans la station Denfert !
Enfin, un escalier apparut. "Le Mcdo est dans la rue juste en face, courage, tiens le coup !"
 
J'étais sure de ne pas pouvoir monter l'escalier, mais j'y arrivai en me tortillant plus que jamais... Et en arrivant en haut... point de McDo ! Je faillis tomber dans les pommes : elle m'avait donc menti, elle aussi (tu quoque mi fili ?) ?
Je me mis à pleurer ouvertement... Elle s'était trompée de sortie cette cruche !
 
- "Il faut ABSOLUMENT que j'aille au toilettes TOUT DE SUITE sinon, sinon, ça sera ici, dans mon jean et dans la rue !
- Attends, il y a une brasserie en face, viens on y va !"
 
Nous prîmes nos jambes (et mes intestins) à nos cous. Je transpirai plus que jamais et je sentais que ce n'était pas un volcan qui menaçait d'exploser mais une centrale nucléaire...
 
Nous prîmes d'assaut le bar-brasserie. Sur le passage piéton pour y accéder, j'enlevai à la hâte manteau et pull et commençai à déboutonner mon jean devant tout le monde...
 
J'entrai en trombe, lançant mes vêtements à Julie... Je repérai l'entrée des toilettes tout de suite et y courut, sans répondre au garçon de café qui me demandait ce que je voulais. Je laissai Julie s'expliquer et me retrouvai enfin aux toilettes.
 
J'ouvris la cabine et me débarrassai de mon jean, le baissant sans même le déboutonner...
 
 
La suite demain
 
 
P.S : je te rassure, ce blog ne vire pas scato ! Juste déglingo !

Vous aimerez aussi...

28 commentaires


  1. Ben Nanette, on laisse pas le lecteur comme ça, haletant, se demandant ce qui va arriver !! ;-)
    (bon, en fait il se doute un peu le lecteur,mais il doit y avoir d'autres mésaventures avant le retour à la maison...)


    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. Ah tu vas voir demain que mine de rien...y'a du lourd dans mon histoire de caca !



      Supprimer

  2. Comment ça, la suite demain? Nan mais dis donc!
    Je comptais raconter moi-même une histoire de caca, pour te soutenir, mais bon on verra demain!^^ ;-)


    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. Haaaaaaan wiwifan le teasing de la mort !!! J'ai hâte de lire ça demain



      Supprimer

  3. Maintenant, je ne vais lire ton blog qu'un jour sur deux comme ça j'aurai toute l'histoire, non mais!


    RépondreSupprimer

  4. Arrrrgh ! la suite, la suite ! TOUT DE SUITE !

    (ça ne peut pas se monnayer avec un sac de saint jacques (fraiches) ? :p)


    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. Un sac entier de St Jacques...olalalala, faut voir !



      Supprimer
  5. Poulette Dodue19 mai 2010 à 14:39


    "déglingo" mouais DEGOULINO oui !!!!
    Sympa ça contre balance avec le billet de SophieL ;-)
    Mon fils m'a chié dessus une fois ! Tu voulais du caca en voila !


    RépondreSupprimer

  6. Allez, en exclusivité pour toi et ton blog pas scato, une histoire de prout tout fraiche!
    Mon bureau est au bout du couloir, les bureaux d'en face, la plupart du temps (nuance importante), innocupés. Je laisse ma porte ouverte pour ne pas virer claustro, et hier soir, tranquille, je
    lâche un gros prout bruyant.
    Puis je me retourne ranger un dossier, et je croise un regard désapprobateur ...
    :) M'en fout, j'assume mes prouts!


    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. Aaaaaaaah les prouts ! Il est vrai que ceux pleinement assumés sont les plus gratifiants !



      Supprimer

  7. Là, suis aux prises avec une cystite, certainement chopée dans l'une des innombrables toilettes visitées hier sur mon parcours à Paris, alors tu penses, je suis plutôt pipi que caca aujourd'hui et
    je souffre le martyre!


    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. Aïe une cystite ! Jus de cranberry à fond les ballons surtout ! Et file chez le doc !



      Supprimer

  8. Mon dieu ! Ca m'est arrivé un jour en Andorre, en plein essayage de Jean top tendance et en promo, l'horreur de devoir entrainer la cops et partir en laissant la pile de jean devant les cabines,
    l'ancien jean déjà déboutonnée au cas ou que je manque de temps ! Et pis la recherche des WC tant convoité ! Ah lala, j'en rigole maintenant. MAintenant, pas ce jour là !


    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. En plein essayage de jean...et vlan une carrière de modeuse qui tombe à l'eau !


      J'espère que tu vas bien, demain c'est ton jour J...je penserai à toi



      Supprimer

  9. Oui demain c'est mon jour-j, dis donc ca fout les pétoches quand meme les jour-j ! Lol


    RépondreSupprimer

  10. Et c'est comme ça qu'on devient accro à un blog !
    Je trouve les histoires de caca très passionnante surtout quand on est constipé malgré les pruneaux que l'on mange toute la journée !


    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. Bienvenue Sayyadina ! Même souci que toi pour les pruneaux... Depuis que j'ai dépassé les 25 ans, j'ai du mal aussi à... évacuer mon stress !!



      Supprimer

  11. faut attendre demain ? fait chier, merde !


    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. Fais chier, merde... Tu m'as tuée bbflo !!



      Supprimer

  12. Tu veux du caca de compet ? Viens chez moi, ma crapulette nous délivre une arme de destruction massive tous les soirs vers 18h : partout ! elle en met partout... Une arme de destruction massive, te
    dis-je. Tout le monde fuit... Je te garde un échantillon, si tu veux !!!
    Il m'est arrivé une histoire de pipi-ça-urge en plein Paris, genre 21h... C'est là que j'ai découvert que dans certains mc do, il faut un code qui se trouve sur le ticket de caisse... Je bénis
    l'âme charitable qui m'a tendu le sien, comprenant ma détresse, pendant que l'homme, le lâche salopard, tournait en voiture dans le quartier, en m'attendant... En plein Pigalle. Ben voyons...
    J'attends la suite de tes aventures en riant d'avance !!!


    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. Je viendrais bien chez toi, j'ai envie de changer des couches, d'allaiter du marmot et de chanter des berceuses !


       



      Supprimer

  13. Tu saurais où je peux trouver des berceuses en créoles, avec fichier mp3, rapport que j'ai un peu trop l'accent breton... ?


    RépondreSupprimer

  14. Nanette, t'as bossé à la sécu ???? On a été collègues alors,ils ne recrutent que des dingues, ça se confirme !


    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. Pendant deux ans j'ai bossé à la Sécu oui... Mon papa n'a jamais compris pourquoi j'ai voulu la quitter...



      Supprimer

  15. Ce qui compte c'est que tu ne regrettes pas d'être partie. Moi j'ai la même façon de penser que ton pôpa, j'y suis j'y reste lol


    RépondreSupprimer
    Réponses


    1. Parfois je regrette mathulu... Mon fils était encore petit et j'avais du temps pour lui. Quand on m'appelait parce qu'il était malade, tout le monde me regardait avec des yeux bienveillants en me
      disant "mais oui allez-y, ça n'attend pas". La structure était si grande que je n'avais pas de pression, si j'étais absente quelqu'un prenait ma suite...


      Et puis j'avais des horaires variables... Mais bon à l'époque, je ne voyais pas les choses comme ça. Si c'était à refaire...je ne sais pas !



      Supprimer

Newsletter